Mon enfant écrit mal, s’agit-il de dysgraphie ?

Par Carrefour Assurance | 30 Octobre 2020

Déchiffrer l’écriture de votre enfant est un vrai casse-tête pour vous et pour son enseignant. Mais s’agit-il d’une simple maladresse, ou de dysgraphie ? Ce trouble “dys” empêche l’enfant de coordonner son écriture, et peut avoir de gros impacts sur sa scolarité. Alors, comment reconnaître les signes de la dysgraphie, et comment aider votre enfant à s’améliorer ? Faisons le point. 

Qu’est-ce que la dysgraphie ? 

La dysgraphie fait partie des troubles dys (dyslexie, dysphasie…). Elle est liée à un problème d’écriture : les enfants dysgraphiques sont dans l’incapacité de coordonner leur écriture ou de l’organiser, ce qui la rend illisible. 

Environ 10 % des enfants sont concernés par ce handicap de transcription, majoritairement des garçons. La dysgraphie peut toucher les enfants qui apprennent à écrire, mais elle peut aussi apparaître chez des personnes plus âgées, suite à certaines pathologies, notamment celles qui peuvent affecter le langage (maladie de Parkinson, IMC, AVC, tumeur cérébrale, etc.).

 

Bon à savoir

Contrairement à une idée reçue, les gauchers ne sont pas plus touchés que les droitiers, car la dysgraphie n’est pas un problème de latéralité. Si un enfant est gaucher, il faut bien entendu le laisser écrire de la main gauche, et lui apprendre à adopter une bonne position pour écrire, tout comme pour un droitier. 

 

Comment reconnaître les signes de la dysgraphie en maternelle ? 

On peut repérer, dès l’école maternelle, un enfant qui souffre de dysgraphie. En effet, vous pouvez déjà remarquer ses difficultés au niveau de la motricité fine, c’est-à-dire pour coordonner les gestes de ses mains. À ce stade, même précoce, on peut voir que, contrairement aux autres élèves, l’enfant dysgraphique éprouve des difficultés dans les tâches qui consistent à recopier des lettres ou des formes. Il est également incapable d’écrire son prénom. Les apprentissages liés aux travaux manuels, tels que le dessin et le coloriage, posent aussi problème. 

Si l’enfant fait preuve d’une grande maladresse et d’une mauvaise coordination globale des gestes, notamment pour manger ou pour faire ses lacets, il faudra vérifier qu’il ne souffre pas également d’une dyspraxie, un autre trouble dys. 

Enfant travail autonome école

 

Comment reconnaître les signes de la dysgraphie en CP ? 

À partir de la rentrée en classe de CP, les difficultés de l’enfant dysgraphique sont de plus en plus présentes, car l’enseignement de l’écriture est plus intense. Le professeur remarque généralement dès le début de l’année une incapacité de l’élève à bien tenir son stylo, qu’il soit à plume, à bille, qu’il s’agisse de feutres ou bien de crayons. L’enfant doit également faire de gros efforts pour reproduire les formes et les lettres, et son écriture est illisible. 

Souvent, un enfant dysgraphique refuse de faire les exercices d’écriture, car il prend conscience de son handicap, et se décourage. Si vous, le maître ou la maîtresse de votre enfant remarquez qu’il ne fait pas de progrès en graphie au cours de son CP, et qu’il se crispe et se fatigue lorsqu’il écrit, parlez-en à votre médecin. Il sera certainement nécessaire de faire un bilan orthophonique pour poser un diagnostic.

 

Que faire en cas de dysgraphie ? 

Si votre enfant écrit mal et que le médecin conclut à une dysgraphie, il aura besoin d’une rééducation auprès d’un orthophoniste, d’un psychomotricien ou d’un ergothérapeute. Il existe des thérapies qui fonctionnent bien chez les enfants qui souffrent de ce trouble. Par exemple, la graphothérapie, dont l’approche se focalise sur les gestes et les exercices graphiques, ou encore la méthode Padovan, qui rééduque le système nerveux, en réapprenant à l’enfant un certain nombre de gestes.

Enfant chez le médecin

À l’école, il sera également nécessaire de réfléchir à des aménagements. Cela passe notamment par un projet personnalisé de scolarisation (PPS) pour aménager la scolarité de votre enfant, en lui attribuant par exemple des outils adaptés, et en lui offrant plus de temps pour faire certains exercices, notamment ceux où il doit écrire des mots. 

De votre côté, en tant que parent, vous pouvez d’abord apprendre à votre enfant à avoir un bon positionnement physique, car on écrit aussi avec son corps. Que votre enfant soit gaucher ou droitier, il doit se servir de son bras et de sa main pour prendre appui ou pour tenir sa feuille, et ne pas se crisper. Avoir une bonne position lui évitera d’avoir des crampes. Apprenez-lui également à se détendre, pourquoi pas en faisant un peu de relaxation avec lui. Restez encourageant et positif.  

Et pour rester focalisé sur le développement de votre enfant, malgré son trouble de l’apprentissage, gardez l’esprit tranquille en souscrivant à une assurance scolaire et extrascolaire. La couverture idéale pour faire face à tous les petits soucis du quotidien. 

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