La charge mentale chez l’enfant, qu’est-ce que c’est ?

Par Carrefour Assurance | 05 Octobre 2020

Les adultes n'en demandent-ils pas trop aux enfants ? Entre la pression scolaire, les obligations familiales, et un emploi du temps saturé, les petits ont de moins en moins d’espace de liberté psychique. Résultat : À force de vouloir faire plaisir à leurs parents et leur entourage, ils subissent une importante charge mentale. Découvrez comment se manifeste ce phénomène, et quelles en sont les causes, pour mieux y remédier ! 

Que signifie la charge mentale chez l'enfant ? 

En 2017, la dessinatrice militante Emma a fait connaître le désormais célèbre concept de charge mentale que vivent principalement les femmes au sein des couples hétérosexuels. Mais saviez-vous qu’elle concernait également les enfants ? C’est du moins ce qu’affirme la psychologue clinicienne Aline Nativel Id Hammou dans son ouvrage La charge mentale des enfants, quand nos exigences les épuisent, publié aux éditions Larousse. Soumis à un stress quotidien, les enfants sont envahis par de nombreuses pensées négatives et contraignantes afin de correspondre aux attentes des adultes : “Il faut que je fasse cela bien”, “Il ne faut pas que j'oublie telle chose”… Et ces pensées qui demandent un effort de concentration l'accompagnent toute la journée : du réveil jusqu'au coucher, voire durant son temps de sommeil, ce qui peut provoquer des troubles du sommeil, tels que des cauchemars ou des réveils nocturnes voire des troubles anxieux

 

Picto charge mentale

 

Bon à savoir 

Le terme de charge mentale a été défini pour la première fois par la sociologue Monique Haicault en 1984. Il s’agit d’un travail constant et incontournable de gestion, d'organisation et de planification pour la bonne marche de la maison. 


Quels sont les signes de la charge mentale ? 

Parmi les symptômes les plus communs de ce mal-être, on retrouve une importante fatigue physique, mais aussi une perte de l’estime de soi. Parce qu’il souhaite coller aux exigences de ses parents ou de ses enseignants, l’enfant éprouve un véritable épuisement nerveux. Résultat : il s’imagine qu'il est “nul” ou n’est pas à la hauteur de ce qu'on lui demande, ce qui engendre un sentiment de tristesse. Il peut éventuellement adopter un comportement robotique – il va faire les choses parce qu’il faut les faire –, signe qu’il ne prend plus plaisir à accomplir des tâches qu’il aimait auparavant. 

Les devoirs des enfants à la maison

L’autre signe fréquent de la charge mentale, c'est la régression. Pour recouvrer un peu d’insouciance, l’enfant régresse à un stade de son développement déjà dépassé. Il va par exemple faire pipi au lit, ou recommencer à avoir des angoisses par rapport au sommeil, essentiel pourtant à son développement. Certains, généralement plus âgés, peuvent avoir besoin de se surpasser devant les autres, en flirtant parfois avec le danger. 

 

Quelles sont les raisons de cette charge mentale ? 

Peur de l’échec scolaire, craintes vis-à-vis du futur, culte de la performance… Comme leurs parents, les enfants sont soumis à de multiples sources de pression, notamment scolaires. Selon un sondage de l’institut IPSOS publié en 2015, 58 % des 8-10 ans et 71 % des 11-14 ans pensent qu’ils auront du mal à trouver un travail à la fin de leurs études. Face à de telles craintes, certains parents – stressés par le contexte socio-économique – multiplient les activités scolaires afin d’améliorer les chances de réussite de leur enfant. Cours de musique le lundi, chinois le mardi, natation le mercredi… certains jeunes ont des emplois du temps de ministre, et sont incités à exceller en tout ! Or, cette hyperstimulation et la pression qui l’accompagne peuvent mener tout droit à un burn out et à une angoisse accrue. 

 

Comment remédier à la situation ? 

homme en train de discuter avec sa fille

En modifiant le quotidien de votre enfant, il est tout à fait possible d’alléger sa charge mentale. Pour commencer, il est recommandé de faire un bilan de santé complet auprès de son médecin de famille, afin d’évaluer notamment le niveau de fatigue. Revoyez ensuite l'emploi du temps de votre enfant, en réduisant le nombre d’activités extrascolaires, mais aussi le temps passé devant les écrans

Enfin, vous devez apprendre à dépasser les projections parentales que vous avez vis-à-vis de votre enfant, c’est-à-dire ce qu’il doit être, devenir, penser, faire ou croire. Bien qu’elles soient normales, il est important de laisser votre enfant s'en détacher s’il le souhaite. Par exemple, vous espériez peut-être qu’il excelle en musique, mais il ne semble pas s’épanouir dans cette activité. Apprenez à écouter ce qui lui plaît vraiment. N'hésitez pas à vous tourner vers un psychologue ou encore un pédopsychiatre pour vous aider.

 

Selon une étude Ipsos parue en 2017, les enfants de 1 à 6 ans passent en moyenne 4 h 37 par semaine, sur Internet. Et les 7-12 ans y consacrent même 6 h 10 de leur temps ! Or, ce temps passé en ligne ajoute à l’hyperstimulation à laquelle sont confrontés les jeunes. 

 

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