Rhinite allergique chez l’enfant : de quoi s’agit-il, et comment la traiter ?

Par Carrefour Assurance | 21 Juillet 2020

Votre enfant éternue à répétition, son nez coule, et ses yeux pleurent ? Comme un quart de la population française, il souffre peut-être d’une rhinite allergique. Parfois appelée rhume des foins, cette affection est principalement due aux acariens, aux pollens de graminées et aux poils de chat. Découvrez comment identifier cette allergie respiratoire, et comment bien la soigner. 

Qu’est-ce que la rhinite allergique ? 

La rhinite allergique est une inflammation et un gonflement de la muqueuse du nez, qui survient lorsqu'une personne sensibilisée se trouve en présence d'un allergène. Selon l’Inserm (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale), les déclencheurs les plus fréquents de rhinite allergique sont les pollens de graminées, les poils de chat, ainsi que les acariens : des animaux microscopiques qui affectionnent les endroits sombres et humides, et qui sont présents dans la poussière, la literie ou encore les tissus. Au cours des trois dernières décennies, la fréquence de cette allergie respiratoire a été multipliée par quatre, affectant désormais plus de 25 % de la population en France. 

On distingue deux types de rhinite allergique : 

- La rhinite persistante, présente tout au long de l’année. Elle est due à des allergènes que l'on trouve en permanence dans l'environnement, tels que les acariens ou les moisissures. 

- La rhinite allergique saisonnière, qui se manifeste chaque année à la même saison. Elle est essentiellement liée aux pollens des arbres, graminées et herbacés. 

 

Picto enfant mouchoir

 

Bon à savoir 

L’allergie résulte d’une réaction excessive du système immunitaire envers une substance étrangère au corps nommée allergène. Cette pathologie peut apparaître à tout âge, particulièrement chez les enfants.


Quels en sont les symptômes ? 

La rhinite se caractérise par la survenue régulière d’éternuements à répétition, d’écoulements et d’obstructions nasaux. Des signes de conjonctivite, avec une rougeur de l’œil atteint, une sensation de brûlure et des larmoiements, sont fréquemment associés. D'autres symptômes peuvent aussi apparaître, comme une respiration sifflante, une toux, des maux de gorge, des maux de tête et une irritabilité. 

Ce type de réaction allergique peut se limiter au nez (rhinite allergique), mais il peut également atteindre les voies aériennes, plus profondes, et provoquer un asthme allergique. Par ailleurs, ces allergies peuvent se manifester au niveau de la peau avec une éruption cutanée, des démangeaisons et de l'urticaire.

Attention, il est facile de confondre cette réaction allergique avec un simple rhume. Soyez donc vigilant si vous constatez de tels symptômes chez votre enfant, et consultez rapidement votre pédiatre. Et, parce qu’il n’y a pas que les acariens et autres pollens qui peuvent gâcher la vie de votre petit, Carrefour Assurance vous accompagne avec l’assurance scolaire et extrascolaire. Accident de la vie courante, interruption de la scolarité… où qu’il soit, votre enfant est protégé. 

 

Quand et quel spécialiste consulter ?

Si vous soupçonnez votre enfant d’être atteint de rhinite allergique, consultez rapidement votre médecin généraliste ou votre pédiatre. Si le diagnostic confirme vos soupçons, il pourra vous recommander ensuite un allergologue, afin d’identifier l’allergène qui pose problème. Votre enfant sera soumis à un test cutané consistant à déposer, à petite dose, plusieurs gouttes de différents allergènes sur son avant-bras. Le médecin piquera ensuite chacune des gouttes à l’aide d’une petite aiguille. Après une vingtaine de minutes, il vérifiera si l’une des piqûres provoque un gonflement. Il sera ainsi facile de déterminer l’allergène en cause : acariens, poils de chien, graminées, etc.

 

Comment prévenir les symptômes de rhinite allergique ?

Lorsqu'on est atteint de rhinite allergique, il est possible de réduire ou de prévenir l'aggravation des symptômes. Le moyen le plus sûr est d’éviter tout contact avec les substances responsables de l’allergie respiratoire de votre enfant. 

Pendant les périodes de floraison, évitez par exemple les activités qui exposent votre enfant à de grandes quantités de pollens, telles que les balades dans la campagne ou dans les parcs. 

Enfant chez le médecin

Si les acariens sont à l’origine de la rhinite allergique de votre enfant, la mesure la plus simple à prendre passe par un entretien régulier de votre maison. Vous pouvez aussi opter pour un sommier à lattes plutôt qu'en tissu, pour favoriser la circulation de l’air et réduire l’humidité. Les textiles étant de véritables nids à acariens, mieux vaut retirer les moquettes, tapis, peluches, etc., et protéger le matelas et les oreillers de votre petit avec des housses de protection antiacariens. Enfin, pensez à nettoyer à 60 °C son linge de lit, chaque semaine.  
Votre enfant est allergique aux poils de chat ou de chien ? Mieux vaut alors garder votre animal de compagnie hors de la maison. 

Quelle que soit la cause de la rhinite de votre enfant, veillez à renouveler l’air de votre logement, en ouvrant quotidiennement vos fenêtres le matin au réveil, ou le soir après 22 h, pendant dix minutes. En plus d’appliquer ces différentes mesures, il est également important de diminuer l’exposition de votre enfant aux agents irritants pour les voies respiratoires, tels que le tabac, ou les composés organiques volatils contenus notamment dans les produits d'entretien.

 

Quels sont les traitements ?

 

Le traitement médicamenteux 

Médecin

Les antihistaminiques H1 constituent le traitement de première ligne de la rhinite allergique, et représentent plus de 90 % des prescriptions. Ils sont indiqués pour le traitement symptomatique des rhinites allergiques – éternuements, nez obstrué, écoulement nasal –, mais ne traitent pas la cause.  Ils sont donnés en prise unique quotidienne, à la demande quand les symptômes sont intermittents, de façon continue pendant toute la période symptomatique quand la rhinite est persistante. En complément des antihistaminiques, des corticoïdes, par voie nasale, peuvent être ponctuellement prescrits en cas d’atteinte plus sévère. 


La désensibilisation

Lorsque la cause de l'allergie est bien définie, et que les traitements médicamenteux ne sont pas efficaces, il est possible d'envisager un traitement de désensibilisation. Attention, ce traitement n’est disponible que pour des allergènes communs, tels que les pollens, les acariens, les moisissures, et les squames de chats et de chiens. Il consiste à administrer des doses croissantes de la substance allergène, sur une période de trois à cinq ans. Les bénéfices sont néanmoins beaucoup plus rapides, puisqu’ils apparaissent après trois à quatre mois. Pendant longtemps, la désensibilisation s’est faite par injections sous-cutanées, hebdomadaires puis mensuelles. Depuis plusieurs années, la voie sublinguale – c’est-à-dire sous la langue – tend à remplacer cette méthode. En effet, elle est moins contraignante, mais aussi mieux tolérée par les personnes allergiques. Concrètement, le patient doit déposer quotidiennement des gouttes d’allergène sous sa langue, puis les avaler après deux minutes. L’effet protecteur de la désensibilisation se prolonge habituellement plusieurs années après l’arrêt de celle-ci. 
 

Partager cet article
ASSURANCE SCOLAIRE ET EXTRA-SCOLAIRE

A partir de 9,90 €/an, Carrefour Assurance couvre votre enfant lors de ses activités scolaires et extrascolaires.

Je découvre !

Cela pourrait vous intéresser