Mode d’emploi pour aider son enfant à mieux parler à tous les âges

Par Carrefour Assurance | 30 Octobre 2020

Chaque enfant est unique. Il existe ainsi des variations individuelles dans le développement du langage et de la communication. Toutefois, il est important de connaître les grands stades de développement du langage oral selon les tranches d’âge, pour définir s’il existe un éventuel retard chez votre enfant. 

De 2 ans à 5 ans : les attentes au niveau du langage

À partir de l’âge de 2 ans, l’enfant même tout petit a déjà acquis du vocabulaire. Il doit être en capacité de s’exprimer avec des phrases de 3 ou 4 mots comportant un verbe et un adjectif. À cet âge, il pose beaucoup de questions sur le lexique, et parle avec ses jouets. Le "je" apparaît. 

Entre 3 et 4 ans, le lexique de l’enfant atteint environ 1 000 mots. Il commence à utiliser différents temps, et les fautes grammaticales sont de moins en moins fréquentes, lorsqu’il parle avec ses parents. Les phrases comportent désormais plus de 6 mots

homme en train de discuter avec sa fille

Entre 4 et 5 ans, le répertoire linguistique de base est complet. L’enfant peut faire des phrases simples, et il commence à adapter son discours selon son interlocuteur. À ce stade, les sons « s/z » et « ch/j » ne sont pas encore acquis, mais ses parents et ses proches le comprennent sans difficulté

 

Les solutions pour l’aider à mieux parler 

Si vous constatez que votre enfant a du retard au niveau du langage, il est possible de l’aider en le stimulant. Vous pouvez, par exemple, lui lire des histoires de plus en plus longues, ou inventer des histoires avec lui. Vous pouvez également faire des jeux de rôle, en jouant à la dînette ou au docteur avec lui, et l’inciter par ce biais à discuter et à répéter certains mots qu’il prononce mal. Si votre enfant utilise encore une tétine, il est temps de l’aider à s’en passer, pour qu'il n'y ait pas d’incidence sur sa prononciation. 

 

De 6 ans à 8 ans : les attentes au niveau du langage 

Entre 6 et 7 ans, un enfant connaît entre 5 000 et 6 000 mots. Il peut prononcer correctement tous les sons. Il établit des associations entre les sons qu’il entend et les mots qu’il écrit. Les verbes irréguliers sont maîtrisés pour la plupart, et il est désormais possible pour l’enfant de raconter des événements passés avec une chronologie précise. C’est notamment ce qui lui est demandé en classe.

Entre 7 et 8 ans, l’enfant continue d’apprendre de nouveaux mots chaque jour, et forme des phrases complexes. Il comprend également la notion d’homophone, c’est-à-dire que plusieurs mots peuvent s’écrire de manières différentes, mais se prononcer de la même façon. À cet âge, l’enfant comprend la logique d’un récit, il apprend les liens de cause à effet

Les solutions pour l’aider à mieux parler

Vous pouvez favoriser le développement intellectuel de votre enfant en lisant des histoires avec lui. Proposez-lui de résumer ce qu’il a lu, ou un événement qu’il a vécu. Vous pouvez aussi lui demander d’expliquer la règle d’un jeu, cela l’aidera à organiser ce qu’il dit. Le plus important est d’avoir des discussions avec votre enfant pour stimuler son langage. 

 

De 8 ans à 11 ans : Les attentes au niveau du langage 

À partir de 8 ans, les progrès sont moins flagrants, car le langage d’un enfant ressemble de plus en plus à celui d’un adulte. Il est désormais en mesure d’imaginer, d'écrire et de raconter une histoire du début à la fin. Il maîtrise très bien l'organisation des mots dans une phrase. 

À 9 ans, il peut émettre des hypothèses, et à l’âge de 11 ans, même s’il continue à développer son vocabulaire, il doit pouvoir parler comme un adulte. Il est, par ailleurs, tout à fait capable d’envisager des événements en dehors de sa propre vie. 

 

Les solutions pour l’aider à mieux parler 

Pour aider votre enfant à bien parler, il est intéressant à cet âge de le pousser à exprimer ses émotions. Qu’il s’agisse de colère ou de joie, incitez votre enfant à mettre des mots sur ce qu’il ressent. Là encore, pour favoriser le développement de son langage, proposez-lui de lire un maximum, même en dehors des livres prescrits par l’école. De même, provoquez des discussions sur tous les sujets. 

 

Picto orthophoniste

Bon à savoir

Si jamais vous avez un doute, et voulez aider votre enfant à parler mieux, un bilan chez un orthophoniste permet d’évaluer plusieurs aptitudes. Ce bilan porte sur : le langage oral (la phonologie, le lexique, la syntaxe, les praxies bucco-faciales, l’articulation…), le langage écrit (lecture et écriture), mais aussi les habiletés cognitives (la mémoire, le traitement visuoattentionnel, les notions temporelles et spatiales…). Le résultat des tests est immédiat. 


Quand et qui consulter pour aider son enfant à parler mieux ? 

Même si chaque enfant est différent, certains éléments doivent vous interpeller, et vous pousser à consulter un médecin :

  • à 18 mois, votre enfant ne fait pas de tentative pour prononcer des mots, et ne fait pas de geste pour montrer les objets ;
  • à 2 ans, il ne semble pas comprendre ce qu’on lui dit, et ne possède pas beaucoup de vocabulaire ;
  • à 3 ans, il ne fait pas de phrases avec un sujet, un verbe et un complément, et son entourage ne le comprend pas ;
  • à partir de 4 ans, votre enfant utilise un vocabulaire très restreint, ses phrases sont courtes ou mal construites, il ne parvient pas à raconter des événements simples et récents ; 
  • à partir de 5 ans, il a des difficultés pour organiser sa parole, et pour comprendre ce qu’on lui dit.

Par ailleurs, quel que soit son âge, si un enfant ne progresse pas ou bégaie, zozote, et si sa prononciation globale est mauvaise, alors il doit être vu par un médecin généraliste ou un pédiatre. Celui-ci pourra prescrire un bilan chez un orthophoniste, qui proposera des séances de rééducation adaptées si votre l’enfant en a besoin. D'autres examens pourront être envisagés et prescrits par votre médecin, comme un test d’audition, une consultation psychologique pour réaliser un test de quotient intellectuel (QI), ou un bilan psychomoteur.  

Et pour vous concentrer sur le développement de votre enfant, pensez donc à souscrire à une assurance scolaire et extrascolaire pour le protéger de tous les éventuels petits accidents qu’il peut rencontrer.
 

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