Tout savoir sur les allergies alimentaires chez l'enfant

Par Carrefour Assurance | 24 Juillet 2020

Produits laitiers, œufs, fruits à coque... En France, les allergies d’origine alimentaire touchent 6 à 8 % des enfants, selon l'Association française pour la prévention des allergies. Lorsque votre enfant mange un de ces produits, il peut développer des symptômes respiratoires, cutanés ou digestifs. Dans certains cas, plus rares, un choc anaphylactique – une réaction sévère qui nécessite une prise en charge médicale d’urgence – peut également survenir. Découvrez comment détecter les allergies alimentaires chez votre enfant, et comment réagir. 

Qu'est-ce qu'une allergie alimentaire ? 

fille et garçon qui prennent un gouter

L’allergie alimentaire est une réaction anormale du système immunitaire, due à la consommation d’un allergène alimentaire. Ce type d’allergie se déclare au niveau de la paroi du tube digestif, en deux temps. Un premier contact avec l’allergène entraîne une sensibilisation à l’aliment ingéré, et la production d’anticorps, surtout de l'immunoglobuline E. Ces anticorps se fixent sur les cellules participant à la défense de l’organisme : les mastocytes. Lors d’un second contact avec l’allergène, les mastocytes sont stimulés, et libèrent alors des substances comme l’histamine, qui entraînent des symptômes inflammatoires. 

En Europe, selon l'Association française pour la prévention des allergies, les allergies alimentaires les plus fréquentes chez les enfants sont dues aux œufs, au lait de vache et aux arachides. 

 

Picto allergie alimentaire

 

Bon à savoir 

Attention à ne pas confondre les allergies alimentaires avec l’intolérance alimentaire, au lait ou encore au gluten. Cette dernière se caractérise par un déficit en enzyme, un élément qui permet l'absorption des aliments. Résultat : le fonctionnement du système digestif est perturbé. Une partie de l'aliment ne peut pas être digérée, ce qui provoque une inflammation au niveau de l'intestin. Si elle est moins dangereuse dans l’immédiat, l’intolérance alimentaire peut néanmoins faire des dégâts avec le temps. 


Quels en sont les symptômes ?

Lorsque votre enfant mange un de ces allergènes alimentaires, il peut développer plusieurs symptômes qui apparaissent quelques minutes après le repas : 

- Des sensations de brûlure des lèvres ou de la bouche, pouvant être accompagnée d'un œdème ; 

- Une rhinite allergique ;

- Un asthme ; 

- Une urticaire : une éruption se manifestant par des plaques rouges sur la peau, toujours accompagnées de démangeaisons ;

 - Une poussée d’eczéma soudaine : plus de 80 % des enfants allergiques subissent cette apparition de plaques rouges sur le corps, avant l’âge d’un an. Après l’âge de 15 ans, seulement 4 % d’entre eux restent concernés ; 

- Des problèmes digestifs : reflux gastro-œsophagien du nourrisson, douleurs abdominales associées à des coliques et à des pleurs fréquents chez les plus petits, vomissements, constipation, diarrhée… ;

- Dans certains cas, un choc anaphylactique. Ce dernier se caractérise par un gonflement important et soudain des lèvres, de l'intérieur de la bouche et de la gorge, une difficulté à respirer et à déglutir, voire, en l’absence de prise en charge médicale urgente, une perte de connaissance. Vous devez appeler immédiatement le SAMU (composez le 15). 

 

Consulter en cas d’allergie alimentaire

Vous pensez que votre enfant est allergique à un aliment ? N’hésitez pas à consulter votre pédiatre, qui vous orientera si nécessaire vers un allergologue. L’expertise de ce médecin spécialiste des allergies est indispensable pour préciser le diagnostic. En cas de soupçon d’allergie alimentaire, il pourra prescrire à votre petit certains tests allergologiques, parmi lesquels : 

Enfant chez le médecin

- un test cutané, qui consiste à déposer quelques gouttes de chaque allergène suspecté sur la peau, puis à piquer la goutte pour la faire légèrement pénétrer. La réaction provoquée est évaluée en mesurant la rougeur et le gonflement provoqués ;

- un dosage sanguin des immunoglobulines E spécifiques à un allergène. 

Le diagnostic est confirmé par la disparition des symptômes après suppression de l’allergène suspecté dans l’alimentation, et/ou par l’apparition de symptômes après une ingestion de l’aliment concerné, effectuée sous surveillance médicale.

 

Prévention et traitement 

Une fois que l’allergologue a confirmé l’existence d’une allergie alimentaire, et identifié avec certitude le ou les aliments responsables des symptômes allergiques, la seule solution efficace est de supprimer la consommation des aliments allergènes. En pratique, vous devrez lire attentivement les étiquettes des produits alimentaires que vous achetez. Sachez que, depuis le mois de juillet 2015, la Direction de l’information légale et administrative a établi une liste plus lisible des allergènes devant être affichés par écrit sur les étiquettes, ainsi que dans les cantines, restaurants et traiteurs.  

En cas d’allergie sévère à un aliment, l’allergologue prescrira également un kit de soins d’urgence à votre enfant. Ce kit contient une dose auto-injectable d'adrénaline, qui s’utilise en cas de choc anaphylactique, sans attendre les secours. 

Les allergies alimentaires ne sont pas les seules à pouvoir gâcher la vie de votre petit. Accident de la vie courante, interruption de la scolarité… Carrefour Assurance vous accompagne avec l’assurance scolaire et extrascolaire.  

 

À la cantine, quelles précautions prendre ? 

Sachez qu’il est tout à fait possible d’inscrire votre enfant allergique à la cantine scolaire. Si votre enfant présente une allergie marquée à un aliment, vous devrez néanmoins apporter un panier-repas préparé par vos soins. En effet, la restauration scolaire ne peut pas toujours assurer l’éviction totale des aliments impliqués dans l’allergie alimentaire de votre petit. Pour permettre une bonne adaptation, vous devrez faire une demande de plan d’accueil individualisé (PAI) auprès de l’établissement scolaire de votre enfant. Cette convention écrite est élaborée lors d’une réunion de concertation réunissant les parents, le directeur de la structure, et le médecin attaché à l'établissement. Il indique notamment les aliments à supprimer, l’utilisation des médicaments et les gestes à effectuer en cas d’urgence. Vous devrez pour cela confier une trousse d’urgence à son établissement, pour que le personnel puisse réagir en cas de choc anaphylactique.
 

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